Patricia Ahdjoudj

Patricia Ahdjoudj (1944 - Besançon, 2020)

Les Yeux cernés, Paris : la Pensée universelle, 1974
Regrets éternels, Talence : Éditions du Castor astral, 1975
Le Cercle magique, Talence : Éditions du Castor astral, 1976
Memento mori, les anneaux du silence : Bordeaux : Dossiers d'Aquitaine et d'ailleurs , 1981

Dans la revue Étreintes Cosmiques (1974-1980) publiée par les Éditions Castor Astral
Dir. : Jean-Yves Reuzeau et Marc Torralba
10 numéros dont 1 double (n° 8-9) en 9 livraisons du n° 1 (1975) au n° 10 (1980)

Étreintes Cosmiques, n° 3, 1975 [36 p.] / « Poésie différente »
Jean-Yves Collette, Patricia Ahdjoudj, Claude Guillot, Paul Thierrin.
https://www.revues-litteraires.com/articles.php?lng=fr&pg=3313


Revue L'Ecchymose, n° 25, 27, 29 (1977, 78, 79)

Cette revue de poésie fut publiée par Didier-Michel Bidard, dans le Calvados, de 1978 à 1993.

Les archives Bidard : Didier-Michel Bidard possède une ancien silo dans lequel il stocke des centaines livres dont des exemplaires de revues et recueils de poésies et de nouvelles parues durant les années 70 au sein du mouvement contestaire opposé aux grands consortium du livre et qui fut à l'origine de la création de multiples petites maisons d'éditions 'alternatives'.

Extraits des Yeux cernés

1. (Sans titre)

septembre et le vent tissent un piège
pour un départ fragile
une voix bourdonne dans la nuit
tel un baiser défait sur la courbe du temps

   "veux-tu prendre la mer
   sur le radeau de son corps
   et découvrir une île
   à chacune de ses caresses
   veux-tu prendre la mer
   il est déjà si tard au cadran du désir "

quelle heure est-il     dites moi
il est bien trop tôt    je ne suis pas prête
je veux avoir le temps de rassembler tous mes bagages
je veux enfin dire adieu à un enfant qui me ressemble
je veux serrer quelques mains glacées
je croyais avoir le remps   je ne suis pas prête

" veux-tu prendre la mer
sur le radeau de son corps
et découvrir des volcans
à chacun de ses frissons
veux-tu prendre la mer
au cadran du desir il est déjà si tard "

je ne pars pas  je ne peux pas partir
il faut me comprendre
j'ai oublié d'arroser les plantes vertes du salon
et mon chien doit m'attendre sur le palier
il faut me comprendre
je ne peux pas partir.

2. Cafetaria

soucoupes brisées   pyrex musical
fumée lourde de fête
- "je rêve" dit-il si vous osez lui demander
ce qu'il fait dans la vie
- "papier maïs c'est bien meilleur pour la santé
du moins c'est ce qu'on dit"
éclats de verre dans les yeux (...)
- Non les lunettes vraiment ça ne te va pas
en Pierre qu'en penses-tu ?"